| Lettre ouverte du président de la FFC de (25-02-2004) | Cyclisme- FFC Le président veut faire le ménage
Jean Pitallier, président de la Fédération française, explique dans une longue lettre en forme de communiqué sa volonté de faire le ménage dans le cyclisme, s'adressant notamment aux «irresponsables» qui «font planer des menaces sur leur santé».
«Le sport cycliste est placé sous les feux de l'actualité. Les faits divers se succèdent ! Du sordide au morbide, depuis quelques semaines et plus récemment avec le décès cruel et non élucidé de Marco Pantani. Dans ce contexte, je veux proclamer haut et fort qu'il est néanmoins possible de pratiquer le cyclisme sans avoir recours à différentes manipulations ou à certains produits illicites».
Le président de la Fédération française admet aussi que «même si la situation sanitaire du peloton français s'est nettement améliorée depuis la mise en place du suivi médical longitudinal contrôlé, subsiste néanmoins une frange d'inconscients qui se refusent à comprendre ou à admettre les menaces qu'ils font planer sur leur propre santé et l'avenir de leur sport. C'est à ces irresponsables que je m'adresse pour supplier: arrêtez avant qu'il ne soit trop tard !».
Sanctions exemplaires
«La lutte contre le dopage figure au premier rang des préoccupations de la FFC. (...) Pour ceux qui causent un préjudice énorme à notre sport, l'étau se resserre dans tous les domaines. Nous devons nous montrer impitoyables à leur égard. L'Union cycliste internationale, la Fédération française de cyclisme et le ministère des Sports sont unis dans ce combat. Les groupes sportifs professionnels ont été informés de la fermeté des résolutions. Les tricheurs doivent comprendre que leurs pratiques délictueuses sont traquées. Etre en excellente santé et pouvoir en profiter longtemps : c'est à quoi le sport doit contribuer. J'affirme qu'il faut débarrasser le cyclisme de certains individus qui n'ont rien à y faire. Il faut continuer à faire le ménage. Que tout le monde sache que je serai inflexible envers les tricheurs, les fournisseurs, les revendeurs. Je souhaite aussi que la justice prononce des sanctions exemplaires. La meilleure prévention reste malheureusement la menace de sanctions suffisamment dissuasives. Il faut donc que la réglementation prévue soit appliquée strictement pour tous ».
D'après le journal L'EQUIPE.
La question reste toutefois posée : ici le président Pitallier parle des "utilisateurs/dealers" mais qu'en est-il des responsables, des dirigeants qui cautionnent, en quelque sorte, ces pratiques par leur immobilisme ?
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